20 avril 2009
et de 4 !

16 avril 2009
1,2,3

Récemment j'ai participé à une chaine de livre par voie postale. J'ai tout de suite adhéré à cette idée un peu rétro.
En retour j'ai reçu 3 livres de poche, 3 livres de plus sur ma pile de lectures à venir.
Merci à ceux qui ont joué le jeu.
Et pour ceux qui sont intéressés, connectez vous à www.hotmail.fr, puis à l'adresse echangedelivre@hotmail.fr, mot de passe "poches".
13 mars 2009
la promesse de l'aube de romain gary

Plusieurs semaines sans livre de route, c'est long. Et ça m'énerve. Cette mauvaise passe a commencé par John Kennedy Toole auteur de deux seuls romans - j'ai adoré le premier La bible de néon et lâché le deuxième à mi-chemin La conjuration des imbéciles. A suivi Arlington Park de Rachel Cusk. Fermeture définitive du livre à la page 53. Impossible de m'attacher aux personnages, qui se ressemblent tous et finissent par se confondre. Me voilà à errer devant les rayonnages de la bibliothèque familiale. Mon choix se porte sur un roman de Romain Gary La promesse de l'aube. Le roman trace le portrait assez jubilatoire d'une relation mère-fils. Me voici réconciliée avec la lecture ; sans compter le plein fait samedi dernier à la librairie !
extrait :
"ma mère se livrait à une prospection systématique pour tenter de découvrir en moi la pépite secrète de quelque talent caché. Le violon et la danse tour à tour écartés, la peinture mise hors de course, on me donna des leçons de chant et les maîtres de l'Opéra local furent invités à se pencher sur mes cordes vocales, afin de juger si je n'avais pas en moi la graine de quelque Chapialine futur, promis aux acclamations des foules dans un décor de lumière, de pourpre et d'or. A mon vif regret, je suis obigé de reconnaître aujourd'hui, après trente ans d'hésitation, qu'il y a entre moi et mes cordes vocales un malentendu complet."
Romain Gary
19 octobre 2008
la fêlure de francis scott fitzgerald
extrait :
"nous soulèverons un coin du rideau pour regarder le fol été de Basil.
Pour commencer, Margaret Torrence, en proie à l'une de ces crises d'idéalisme qui s'emparent des jeunes filles les plus terre à terre, proclama son opinion que Basil était merveilleux. Entraînées toute l'année à croire ce qui se disait à l'école, et n'ayant pas grand chose à avaler pour le moment, ses amies se laissèrent convaincre. Basil fut promu tout à coup au rang de légende. On se trémoussait sur son passage lorsqu'il croisait des jeunes filles dans la rue, mais il ne se doutait de rien."
Francis Scott Fitzgerald
27 août 2008
Annie Leibovitz à la Maison Européenne de la Photographie

En plus des célèbres clichés d'Annie Leibovitz que je connaissais en partie, la MEP expose la partie la plus intime de son travail. Des photos prises dans son quotidien, ses parents, sa compagne, ses grossesses, la maladie. Un travail très sensible.
Maison Européenne de la Photographie - M° St Paul - jusqu'au 14 septembre 2008
22 juillet 2008
vacances J-3

à J-3, ma sélection de livres est prête
12 mars 2008
la duchesse de bloomsburry street de helene hanff
Mon escapade à Londres approchant à grand pas (je serai dans l'Eurostar vendredi matin à la première heure), j'ai pris beaucoup de plaisir à lire cet autre livre d'Helene Hanff, sorte de carnet de bord de son voyage à Londres.
extrait :
"Jeudi 17 juin 1971. Il s'agit, théoriquement, de l'un des plus heureux jours de ma vie. L'avion a décollé de l'aéroport Kennedy à 10 heures du matin précises. Le ciel était bleu et ensoleillé, et après toute une vie d'attente je m'envolais enfin pour Londres."
Helene Hanff
05 janvier 2008
j'ai nom sans bruit d' Isabelle jarry
Ce livre choisi par hasard, je l'ai dévoré en 2 nuits (ce qui ne m'arrive presque jamais).
L'histoire commence au moment où l'héroïne chahutée par la vie, est expulsée de chez elle. Suivent les longues journées à déambuler dans les rues, la peur, l'exclusion et la perte de tous les repères. Sans voyeurisme et avec beaucoup d'humanité l'auteur décrit cette brisure, le commencement d'une nouvelle vie.
Un très beau roman.
extrait :
" Mais ce n'est plus la même ville, elle avait perdu sa fringante beauté, son étincelante et miroitante splendeur, sa lumière sublime du début et de la fin du jour. Un voile s'était abattu sur mes yeux qui m'interdisait d'accéder à ce rayonnement, tout avait pris la teinte grise et sale de la poussière, un manteau de cendre recouvrait désormais la cité où je marchais sans fin, à la recherche d'un terrier, d'une cachette, d'un refuge. [...] Habiter un territoire ouvert est certainement l'expérience la plus étrange qu'il m'ait été donné de vivre. On ne rencontre jamais de limites, car on est à l'extérieur, dans le dehors des murs et des cloisons, de l'autre côté des portes. On ne peut entrer nulle part, on ne peut sortir non plus, puique l'on est déjà sorti, évacué, exclu de l'espace intime des intérieurs, du terrain fermé de la maison. Curieusement, dès lors qu'on habite l'extérieur, l'espace élargi de la ville entière, on devient un étranger, un qui n'est pas d'ici."
Isabelle Jarry
22 octobre 2007
jonathan strange & mr norrel de susanna Clarke

Dans l'univers de la magie, Harry Potter n'est plus le seul, il faut maintenant compter avec Jonathan Strange et Mr Norrel.
850 pages d'aventure et de magie au coeur de l'Angleterre du XIX ème siècle.
Pas vraiment fan de la vague Harry Potter et cie, je dois bien avouer que c'est d'abord l'objet en lui même qui m'a séduite. Un énorme pavé tout noir dans un bibliothèque, parlant qui plus est de magie, cela intrigue !
Voilà donc ma lecture du moment, juste de quoi prendre mon mal en patience quand les grèves grondent ...
extrait :
"La réputation de Shadow House était fondée sur ces histoires, et une bonne centaine d'autres. [...] on venait y contempler la fin de la magie anglaise, sa dernière étrange floraison à la veille de son long hiver. Puis, à mesure que les visiteurs se raréfiaient, les lieux se dégradèrent et commencèrent à se délabrer, tandis que le jardin tombait en friche. Cependant Maria Absalom refusait de remettre le manoir paternel en état. Même les plats qui se cassaient étaient laissés en morceaux fêlés par terre. Lors de la cinquantième année de Maria Absalom, le lierre était devenu si vigoureux et s'était tellement étendu qu'il poussait dans tous les placards et rendait une bonne partie des sols glissante et peu sûre pour celle qui y posait le pied. Les oiseaux chantaient autant à l'intérieur qu'à l'extérieur du manoir. Pour son centenaire, la dame était aussi décrépite que la maison - pourtant ni l'une ni l'utre n'était aucunement "éteinte".Elle vécut quarante-neuf ans de plus, avant de mourir dans son lit par un beau matin d'été, nimbée par la lumière variable du soleil et les ombres des feuillages d'un grand frêne qui tombaient tout autour d'elle."
Susanna Clarke
28 mai 2007
l'élégance du hérisson de muriel barbery
Après quelques semaines sur une liste d'attente, mon tour est enfin venu et me voilà en possession d'un exemplaire de L'élégance du hérisson, roman que de nombreux blogs et magazins encencent.
Deux week-end prolongés plus tard, j'ai englouti les 350 pages. 350 pages de pur bonheur, drôles, poètiques, sensibles, avec de belles scènes autour d'un thé et de quelques douceurs (la gourmande et l'adepte de l'heure du thé qui sommeille en moi est en émoi). Vraiment je suis conquise.
extrait :
"Le mardi et le jeudi, Manuela, ma seule amie, prend le thé avec moi dans ma loge. Manuela est une femme simple que vingt années gaspillées à traquer la poussière chez les autres n'ont pas dépouillée de son élégance.[...]Pour manger une noix, il faut mettre une nappe, dit Manuela qui extirpe de son vieux cabas une petite bourriche de bois clair dont dépassent des volutes de papier de soie carmin et, nichées dans cet écrin, des tuiles aux amandes. Je prépare un café que nous ne boirons pas mais des effluves duquel nous raffolons toutes deux et nous sirotons en silence une tasse de thé vert en grignotant nos tuiles."
Muriel Barbery



